Pour Via Campesina, le projet de réforme de la Pac post-2013 est sans surprise sur la gestion des marchés.

« L'absence de régulation des marchés et de la production annonce de prochaines crises sectorielles », souligne l'organisation européenne dont la Confédération paysanne et le Modef sont membres.

En revanche, elle s'étonne que les avancées annoncées en matière de meilleure répartition et utilisation des paiements directs ne soient pas concrétisées par des propositions « instrumentales crédibles ».

« Des objectifs louables quant au plafonnement, au verdissement, au soutien aux petites exploitations, aux agriculteurs actifs... il ne reste pas grand-chose », ajoute Via Campesina.

Elle dénonce également un manque d'ambition pour l'environnement : « Les objectifs de meilleure légitimité sociale et environnementale des paiements directs ne se retrouvent pas dans les propositions concrètes. »

Via Campesina promet d'être active dans les prochains mois auprès du Parlement, de la Commission et du Conseil européens, les trois instances décisionnelles de la Pac, pour modifier le contenu de ces propositions « afin de créer un cadre cohérent à la politique agricole et de garantir aux millions de paysans d'Europe des perspectives d'existence dignes et durables ».

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