« Surprimer les 50 premiers hectares comme le propose le ministre de l'Agriculture est une fausse bonne idée car elle ne renvoie pas vers l'élevage laitier », a déclaré Guy Vasseur, président des chambres d'agriculture. D'après les premières simulations de l'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture), le principe pose un problème dès l'instant que les polyculteurs-éleveurs ont beaucoup de surface ou sont en société. Le dispositif deviendrait défavorable à partir de 90 ha. En lait, le Grand Ouest y trouverait son compte mais le Grand Est, beaucoup moins.

« Si l'idée est de soutenir l'élevage, il faudrait plutôt doter davantage les surfaces fourragères », propose Guy Vasseur, qui a d'ailleurs indiqué que les services de l'APCA travaillaient sur cette hypothèse.

Elevage, emploi, compétitivité... le curseur des futures aides sera difficile à fixer. Une chose est sûre, le rééquilibrage des aides entre agriculteurs en France passera par la combinaison de plusieurs mesures (surprime, couplage, etc.).

A.De.