« Vingt ans de Pac, une crise grave et structurelle et aucun enseignement à tirer des échecs sociaux et économiques », a résumé le Modef, dans un communiqué, réagissant au projet pour la Pac après 2013, présenté le 18 novembre par Bruxelles.

Ce projet « s'inscrit donc dans un processus de libéralisation encore plus important des échanges avec le libre marché comme outil de base », déplore-t-il.

« L'attente unanime des exploitants agricoles en matière de prix rémunérateurs n'est pas prise en considération ou renvoyée à une notion de meilleur partage de la valeur ajoutée dans les filières tel un voeu pieux », ajoute-t-il.

« Nous sommes donc toujours dans le même système en matière de prix et de revenu. Des prix bas alignés sur les cours mondiaux et des aides directes pour compenser a minima l'absence de revenu », poursuit le syndicat .

« Cela n'empêche pas la Commission de mettre en avant la notion de compétitivité alors que l'agriculture est sous perfusion et soumise au bon vouloir des décideurs politiques et technocratiques quant aux crédits qui seront alloués aux paysans. Les exploitants agricoles seraient donc des handicapés du marché à qui on accorde une aide à l'autonomie pour un maintien à domicile », s'exclame-t-il.

Le Modef exprime toutefois une « satisfaction » au sujet du projet de Bruxelles : « La volonté de la Commission de redistribuer les aides financières de manière plus équitable avec plafonnement et soutien spécifiques aux petits exploitants. »

Il rappelle qu'il défend « une Pac fondée sur la souveraineté alimentaire protégeant le marché intérieur agricole et alimentaire contre toute forme de dumping afin que les prix agricoles soient le reflet des coûts de production et d'une juste rémunération du travail ».

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