« La viticulture ne doit pas être le dindon de la farce. Elle doit participer aux débats (sur l'avenir de la Pac), au même titre que les autres filières », a indiqué jeudi Denis Verdier, président des Vignerons coopérateurs (CCVF) dans un communiqué.

Selon la CCVF, « la Commission n'envisagerait pas d'apporter des modifications substantielles » pour le secteur viticole avant « 2015 ou 2016 », puisque la dernière révision de l'OCM vin date de 2008.

Pour la Confédération des coopératives vinicoles de France, cette situation « constitue en fait un grave danger pour la viticulture ».

« Il ne faut pas oublier que la réforme de la Pac sera accompagnée de nouvelles perspectives financières pour la période 2014-2020 », souligne Denis Verdier. « On parle de diminutions importantes, qui pourront impacter le secteur viticole », alors que « l'enveloppe actuelle est déjà insuffisante ». C'est notamment le cas pour les mesures d'investissements dont beaucoup de dossiers de demande ont dû être ajournés, puisque les budgets sont « consommés jusqu'en 2013 », indique D. Verdier.

« La régulation des marchés, le renforcement de l'organisation des producteurs ou le développement rural », concernés par la réforme, « constituent également des enjeux majeurs pour la viticulture », ajoute le président Verdier. La CCVF considère qu'il est « indispensable » que la réforme de la Pac se penche aussi sur « l'encadrement des plantations de vigne ou le maintien d'un équilibre entre régions pour l'enrichissement » des moûts.

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B.V.