« La première priorité politique devrait aller à la préservation et à la restauration des écosystèmes endommagés », affirme une résolution adoptée au Parlement européen en séance plénière vendredi.

« L'UE n'ayant pas réussi à atteindre son objectif 2010 en matière de biodiversité, celui-ci devrait désormais être intégré dans la réforme de la politique agricole de l'UE et les subventions nuisibles pour l'environnement devraient être identifiées et progressivement éliminées », ajoute le texte, selon un communiqué du Parlement diffusé vendredi.

La résolution, adoptée ce vendredi par 414 voix pour, 55 voix contre et 64 abstentions, est un suivi de la stratégie pour la biodiversité de l'UE à l'horizon de 2020 proposée par la Commission européenne en mai 2011.

Les députés soulignent que la Pac constitue un outil non seulement pour la sécurité alimentaire et le développement rural, mais aussi pour la préservation de la biodiversité. Ils regrettent que les mesures de la Pac de protection de l'environnement « aient jusqu'ici échoué à enrayer le déclin global de la biodiversité ».

La Pac devrait être réorientée vers la compensation des agriculteurs pour l'offre de biens publics, étant donné que le marché ne parvient pas, actuellement, à intégrer la valeur économique des biens publics importants que peut offrir l'agriculture, ajoutent-ils.

Les paiements de la Pac, y compris ceux qui seront faits à partir de 2014, devraient « être soumis à des règles de conditionnalité strictes contribuant à la préservation de la biodiversité et des écosystèmes ». Ce qui devrait inclure la législation sur les oiseaux et les habitats, l'eau, les pesticides et l'alimentation, estiment les députés.

L'inspection des pratiques agricoles devrait être renforcée afin de prévenir la perte de biodiversité. « Toutes les subventions existantes nuisibles à l'environnement » devraient être identifiées et supprimées progressivement d'ici à 2020, ajoutent-ils.