Alors que les derniers arbitrages vont être rendus par les Pouvoirs publics sur la réforme de la Pac, la FNO (Fédération nationale ovine) estime le jeudi 5 décembre 2013 dans un communiqué que le couplage des aides est « un outil indispensable pour maintenir les animaux sur les territoires et encourager la production ».

« Pour être efficace et avoir une politique incitative, il nous faut un budget à la hauteur de nos ambitions, ce qui nécessite a minima une enveloppe de 125 millions d'euros nets », indique le syndicat dans un communiqué.

« Cette enveloppe ovine ambitieuse est d'autant plus nécessaire qu'elle a vocation à soutenir deux productions : celle de la viande d'agneau et celle du lait de brebis. Alors que la filière manque d'agneaux pour faire tourner ses outils, approvisionner nos concitoyens en agneaux français, et qu'elle lutte pour préserver les emplois dans les structures, aucune barrière ne doit venir freiner la production. »

« Les grandes troupes sont particulièrement dynamiques et représentent une part non négligeable du cheptel ovin français. Tout plafonnement ou limitation des soutiens couplés serait en contradiction totale avec la politique globale de la profession et de la filière et serait donc parfaitement contre-productif. »

De son côté, Interbev ovins se fait l'écho dans un communiqué d'une « préoccupation unanime de la filière, actuellement confrontée à un fort manque de disponibilité en agneaux ».

« C'est dans ce contexte préoccupant que l'interprofession ovine en appelle au soutien du ministère de l'Agriculture et rappelle que pour faire face à cette carence, la production doit bénéficier d'un soutien ambitieux, visant notamment à améliorer les performances des exploitations, indique Interbev dans un communiqué. En effet, toute entrave à la production d'agneaux compromet fortement la survie de la filière dans son ensemble, déjà fragilisée dans chacun de ses maillons. »

Pour Interbev, ce sont « autant de facteurs majeurs qui demandent à ce que la priorité de la réforme de la Pac porte avant tout sur l'amélioration de la productivité, sans le moindre obstacle au développement des élevages, et ce afin d'assurer la pérennité de la filière ovine ».