Dans le pôle environnemental du service de la statistique du ministère de l’Environnement, une structure spécialisée dans la science de la donnée a vu le jour en décembre 2016 : le Data Centre Green Tech verte. Cette jeune unité a démarré ses activités en organisant, dès décembre, un concours (1) visant « à faire émerger des outils innovants et pédagogiques pour visualiser les informations disponibles sur la présence de pesticides dans les eaux souterraines », précise le ministère de l’Environnement dans un communiqué paru mardi.

Valoriser les données publiques environnementales

Pour cela, les données publiques environnementales ont été mises à la disposition des concurrents. Ceux-ci devaient proposer un outil proposant un service aux citoyens et permettant une « meilleure compréhension des enjeux tels que la pollution des nappes souterraines, l’évolution et la tendance de la contamination, l’alerte en cas d’apparition de nouvelles familles de pesticides, le suivi de l’impact de l’interdiction d’usage de certaines molécules, l’effet de cocktail (nombre de pesticides rencontrés par nappes)… »

Les lauréats

Parmi les 12 projets déposés, les lauréats récompensés par la ministre sont :

  • Phyt’eau viz (premier prix), qui présente les concentrations totales de substances actives par station de mesure et au cours du temps, avec, pour chaque station, une fenêtre de visualisation des substances détectées (leurs concentrations au cours du temps et caractéristiques).

  • HydroViz (deuxième prix), qui présente les niveaux de contamination des eaux souterraines par bassin-versant (ou département), avec notamment une clé d’entrée par type de substance (fongicide, herbicide, insecticide) et par niveau de toxicité.

  • Superviz (troisième prix), qui a une entrée « près de chez moi » (versus « ailleurs en France ») avec, pour chaque station, les substances détectées et celles « en excès », et des informations sur la tendance (hausse ou baisse).

Les coups de cœur

Le ministère a aussi délivré des prix coup de cœur aux projets suivants :

  • Data-Pesticides (premier prix coup de cœur), qui montre la répartition géographique des pesticides dans les eaux souterraines et l’évolution de leur concentration dans le temps ;

  • François Thierry (deuxième prix coup de cœur), dont les cartes 2D ou 3D facilitent la compréhension du niveau de présence de pesticides dans les eaux souterraines… et à destination d’un public averti ;

  • Viz’O (troisième prix coup de cœur), qui a aussi misé sur la cartographie 3D ;
A. Cas.

(1) Concours organisé en partenariat avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), l’Agence française pour la biodiversité et Étalab, structure qui coordonne la politique d’ouverture et de partage des données publiques (« open data ») en France.