Les chefs d'Etat et de gouvernement participant au sommet du G20 en novembre à Séoul doivent envoyer un « signal politique clair » en vue d'accélérer les négociations sur le commerce mondial, a averti, jeudi, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy.

Son appel a été lancé alors que l'OMC vient de décider que sa prochaine conférence ministérielle aurait lieu du 15 au 17 décembre 2011 à Genève, date à laquelle les 153 pays membres de l'organisation tenteront une nouvelle fois de trouver un accord sur le cycle de Doha, entamé il y a neuf ans.

« Nous attendons des dirigeants (réunis au G20) qu'ils envoient un signal politique clair montrant qu'ils sont prêts à entrer dans la phase finale des négociations de Doha », a expliqué Pascal Lamy lors d'une réunion à Genève du Conseil général de l'OMC.

Il a ainsi exigé un signal qui indique qu'« ils aient envie de vous (les Etats membres) donner les moyens d'entrer dans la dernière ligne droite des négociations ».

Laborieux, le cycle de Doha, qui doit mener à une plus grande libéralisation du commerce international en baissant les droits de douane de milliers de produits dans le monde, avait été entamé au Qatar en 2001. Les échéances fixées pour conclure les pourparlers ont depuis été manquées à plusieurs reprises.

En septembre 2009, les pays avancés et émergents du Groupe des Vingt (G20) lui avaient donné une nouvelle impulsion en assurant qu'ils allaient conclure les négociations en 2010.

Mardi, Pascal Lamy a encore répété que sans échanges vigoureux, la reprise ne pourra se faire.

Il a également souligné que la reprise économique mondiale pourrait être menacée par des « comportements monétaires non coopératifs », mettant en garde contre le risque de protectionnisme par les taux de change.