Les professionnels des semences et de la protection des plantes se sont félicités vendredi de l'avis de l'Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) jugeant «injustifiée» la clause de sauvegarde invoquée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM Mon 810 de Monsanto.

«Le gouvernement doit dès maintenant avoir le courage politique de tirer la seule conclusion possible et d'autoriser à nouveau la culture du maïs OGM», estime Philippe Gracien, porte-parole des semenciers et firmes de produits phytosanitaires. Pour lui, «les scientifiques confirment ce que l'on savait déjà: la culture du maïs Mon 810 n'induit aucun risque.»

Les professionnels des semences et de la protection des plantes souhaitent également «que la levée de la clause de sauvegarde soit accompagnée de la publication des mesures d'application de la loi».

De son côté, l'Association française pour l'information scientifique (Afis) condamne, dans un communiqué paru vendredi, «la déformation des conclusions scientifiques à des fins politiques partisanes».

Elle demande ainsi «la restauration de l'intégrité scientifique dans l'élaboration des décisions politiques en réhabilitant le service public de l'expertise scientifique, seul à même (...) d'évaluer les risques».

L'Afis réclame par ailleurs, la définition et la mise en oeuvre d'une véritable «politique de communication scientifique afin que chaque citoyen puisse se faire, avec un éclairage honnête des enjeux, une opinion éclairée et raisonnée».

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I.E.