La décision du Conseil d'Etat d'annuler la suspension de la mise en culture du maïs OGM Mon 810 en France « est une chance pour l'agriculture française », à laquelle le gouvernement doit se conformer, estime l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV) dans un communiqué paru mercredi.

Cette annulation « devrait ouvrir des perspectives prometteuses pour les agriculteurs français qui pourraient enfin avoir accès à des innovations indispensables à la compétitivité de l'agriculture française », juge l'AFBV, qui regrette que le gouvernement ait annoncé son intention de trouver d'autres éléments pour interdire la culture du Mon 810 en France. « Les raisons invoquées seraient des risques sur l'environnement mais on voit bien que les éventuelles études seront recherchées pour justifier l'interdiction et non l'inverse », affirme l'association.

Selon elle, « la vérité est que l'on refuse le Mon 810 parce qu'on le refuse. C'est l'argumentaire d'un enfant buté. En effet, il n'existe aucun fait observé, aucun résultat scientifique, aucune expérimentation permettant de mettre en évidence de tels risques. La conclusion est claire. Le gouvernement veut bien se battre pour la filière nucléaire mais il a décidé de sacrifier les agriculteurs, la filière semencière et l'innovation agronomique française ».

« Pourquoi un tel aveuglement, une telle abdication ? Pourquoi se priver des conditions de la compétitivité ? On ne peut y voir qu'un calcul électoraliste. C'est bien mal préparer l'avenir de notre pays. Peut-on encore espérer que les jours qui viennent conduiront à une réflexion plus responsable ? », se demande encore l'AFBV.

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