L'Académie pontificale du Vatican a donné, mardi, son feu vert aux OGM, estimant qu'ils ne présentent pas de caractère intrinsèquement dangereux.

« Il n'y a rien d'intrinsèque dans le recours à l'ingénierie génétique pour l'amélioration des cultures qui rendrait dangereux les plantes elles-mêmes ou les produits qui en sont dérivés », selon une étude commandée en mai par l'Académie et qui doit paraître dans la revue New Biotechnologia.

Le physicien Nicola Cabibbo, ancien président de l'Académie aujourd'hui décédé, a participé à cette étude, ainsi qu'une quarantaine d'autres scientifiques dont sept membres de l'Académie.

« Plus d'un milliard de personnes, sur les 6,8 milliards composant la population mondiale, sont actuellement sous-alimentées, une condition qui requiert le développement urgent de nouveaux systèmes et technologies agricoles », selon l'étude.

« L'utilisation appropriée de l'ingénierie génétique et d'autres techniques modernes dans l'agriculture contribue à affronter ces défis », poursuit-elle. « La communauté scientifique devrait développer la recherche et le développement afin d'aider à améliorer la productivité agricole. »

« Un engagement particulier en faveur des agriculteurs pauvres des pays en voie de développement est nécessaire pour leur permettre d'accéder à des variétés améliorées de cultures OGM adaptées aux conditions locales », selon l'étude.

Cette étude n'est pas « une position officielle » de l'Eglise.

Le Vatican a minimisé, mercredi 1er décembre, la portée du feu vert donné aux OGM par une étude à laquelle ont participé des membres de l'Académie pontificale des sciences, cette étude ne pouvant être « considérée comme une position officielle » de l'Eglise.

Cette étude, qui considère que les plantes génétiquement modifiées (OGM) ne présentent pas de caractère intrinsèquement dangereux, « ne doit pas être considérée comme une étude de l'Académie pontificale des sciences, parce que l'Académie en tant que telle, qui compte 80 membres, n'a pas été consultée sur celle-ci », a indiqué le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, dans un communiqué.

« A fortiori, l'étude ne peut être considérée comme une position officielle du Saint-Siège ou du magistère de l'Eglise sur ce thème », a-t-il ajouté.

Quarante scientifiques, dont sept membres de l'Académie, parmi lesquels le physicien Nicola Cabibbo, ex-président de l'Académie aujourd'hui défunt, ont participé à cette étude, qui doit paraître dans la revue New Biotechnologia.

« Les conclusions de l'étude ont été signées par les participants, et ont par conséquent la valeur de leur autorité scientifique », a précisé le père Lombardi.

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