Le lundi 15 avril 2013 dans la matinée, une centaine de militants anti-OGM ont pénétré sur le site de Monsanto à Trèbes, dans l'Aude, afin de « mener une inspection citoyenne pour vérifier que le site n'abritait pas de maïs Mon 810, interdit en France », selon l'AFP.

Les gendarmes, apparemment prévenus de l'action, se trouvaient sur les lieux à l'arrivée des militants et les ont empêchés de pénétrer dans les locaux de l'entreprise. Le site de Trèbes ayant récemment été agrandi, les militants ont déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « OGM = menace sur tout le vivant » et « 60 silos de plus = plus de pesticides et moins d'abeilles ».

« Il est inadmissible qu'une minorité s'arroge le droit d'entrer sur un site privé, par effraction et avec violence, car des dégâts ont déjà été constatés », a réagi Monsanto dans un courriel à l'AFP. En janvier 2012, les militants avaient découvert, sur le site, des sacs de maïs transgénique Mon 810, ce qui avait poussé le gouvernement de l'époque à annoncer l'interdiction de leur culture.

En 1998, la culture du Mon 810 avait été autorisée pour dix ans. Monsanto a demandé le renouvellement de ce permis en 2007, mais le processus d'autorisation est pour l'instant gelé. En outre, huit pays européens ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire sur leur territoire la culture d'OGM (France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne).