« Devant l'extrême gravité de la situation », l'UGPVB (Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne), « a décidé de prendre des mesures draconiennes et immédiates de réduction de la production », indique ce mardi 23 juillet 2013 l'organisation dans un communiqué.

L'UGPVB rappelle que « l'offre est très présente, le prix de revient très élevé, et comme dans beaucoup d'autres secteurs de l'agroalimentaire, la grande distribution et les industries font peser une pression permanente sur les organisations de producteurs et les producteurs ».

Aussi, « dès aujourd'hui et pour une durée d'au moins six mois, les intervenants du Grand Ouest (et plusieurs opérateurs d'autres régions) ont décidé de réduire de 5 % leur cheptel en place dans l'optique d'une adéquation avec la demande du marché ».

« Par ailleurs, la décision de prolonger les vides entre deux bandes d'au moins quatre semaines supplémentaires a déjà, depuis plusieurs semaines, permis d'arriver à une meilleure fluidité du marché et les producteurs continueront bien sûr à mettre en oeuvre cette opération. »

« Une veille rigoureuse des effectifs en ponte va être mise en place dès la fin d'août et pourra permettre de réagir rapidement au moindre faux pas des quantités disponibles. La cellule de crise mise en place va suivre en permanence les mesures évoquées ci-dessus dans l'objectif de voir rapidement se redresser le marché ».

La section des oeufs de l'UGPVB rappelle qu'elle défend les intérêts des organisations de producteurs, « représentant 20 millions de poules pondeuses, soit 45 % de la production française ».