Dans le cadre de la loi sur la biodiversité, la Confédération paysanne demande aux parlementaires de se prononcer pour une interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes et pour le soutien à leurs alternatives.

« Quand un ministre reconnaît être incapable de faire entendre raison aux tenants de l’agriculture intensive, il reconnaît tout simplement son incapacité à assumer ses responsabilités… », ajoute de plus la Confédération paysanne dans un communiqué du 19 janvier 2016.

En effet, pour le syndicat, le ministre de l’Agriculture a indiqué hier aux apiculteurs, lors de la réunion du comité stratégique apicole, qu’il n’y aurait pas d’interdiction des néonicotinoïdes. « Il continue de prétendre développer durablement l’apiculture dans un environnement très largement contaminé par les insecticides néonicotinoïdes », indique le syndicat minoritaire.

La Confédération paysanne demande donc à Stéphane Le Foll « d’assumer les conséquences de son renoncement qui maintiendra les mortalités sur les pollinisateurs et sur les organismes qui permettent justement de se passer de ces insecticides et donc d’arrêter de communiquer sur la durabilité de son plan de développement de l’apiculture, ainsi que sur sa volonté de développer l’agroécologie, toutes deux incompatibles avec les néonicotinoïdes ».