Dans un communiqué paru vendredi, l'UIPP (union des industries de la protection des plantes) refuse la stigmatisation faite sur les néonicotinoïdes dans le cadre du plan national « abeilles » présenté le 20 mai par le ministère de l'Ecologie. Et se dit opposée « à toute mesure arbitraire basée sur l'application du principe de précaution, susceptible de fragiliser la filière agricole dans son ensemble. »

« De nombreuses études s'accordent sur le fait que la mauvaise santé des abeilles est un phénomène complexe, dû à des causes multifactorielles d'ordre sanitaire (varroa, nosema, loque américaine, bactéries, virus), alimentaire (appauvrissement en qualité et quantité) et climatique... » argumente l'UIPP.

Selon l'UIPP, « les néonicotinoïdes ont démontré leur utilité depuis plus de 20 ans pour protéger les cultures de nombreux ravageurs et vecteurs de maladies graves (pucerons responsables de la jaunisse nanisante des orges et de la betterave, les taupins, le carpocapse du pommier, la cicadelle de la vigne...) dont certains ne peuvent être contrôlés par les solutions classiques, ni par des alternatives. »

« Agir ensemble pour accélérer les actions déjà engagées »

Le syndicat précise que « la famille des néonicotinoïdes fait l'objet d'une attention particulière depuis plusieurs années de la part des autorités compétentes françaises et européennes. Il n'est pas un résultat scientifique, pourvu que les données produites soient pertinentes, qui ne soit porté à leur connaissance leur permettant de procéder à tout moment au réexamen des autorisations de mise sur le marché de ces produits. »

« L'UIPP et ses adhérents sont convaincus qu'il est urgent de mieux comprendre et surtout d'agir ensemble pour accélérer les actions déjà engagées, poursuit l'organisation. Les adhérents de l'UIPP s'inscrivent de façon continue dans la recherche et le développement de nouveaux produits. Ils contribuent activement à la recherche de solutions contre les parasites des abeilles comme l'acarien varroa et les grands prédateurs comme le frelon asiatique, solutions qui sont directement demandées par les apiculteurs. »

« L'UIPP et ses adhérents restent très fortement mobilisés pour la promotion et la diffusion des bonnes pratiques agricoles et apicoles en rappelant au travers de charte, brochures, la réglementation et les bonnes pratiques à respecter pour protéger les abeilles. Ils sont ouverts pour participer à tout projet constructif en faveur de la préservation des pollinisateurs, pourvu qu'il appréhende la situation dans son ensemble et s'appuie sur des données objectives », conclut le communiqué.