L’article 51 quaterdecies du projet de loi biodiversité adopté en Commission du développement durable le 9 mars et actuellement en discussion à l’Assemblée nationale indique que l’utilisation des produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes, y compris les semences traitées avec ces produits, est interdite à partir du 1er janvier 2017.

Un article qui ne convient pas au Gefel (association de gouvernance économique des fruits et légumes) (1).

Dans une lettre ouverte aux parlementaires datant du 14 mars, l’association dit ainsi ne pas comprendre « cette détermination politique à créer de nouvelles distorsions de concurrence avec nos principaux concurrents que sont les États membres de l’UE. »

« Nous nous étonnons que les politiques, sous le coup de l’émotion et des pressions médiatiques incessantes, se substituent à la rigueur scientifique de l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), dont ils ont eux-mêmes souhaité voir renforcer l’indépendance, en lui confiant en plus de l’évaluation, la délivrance des autorisations de mise sur le marché des spécialités phytosanitaires », explique François Lafitte président du Gefel .

L’association précise que les néonicotinoïdes sont « indispensables pour des pans entiers de la filière agricole, suite aux nombreux retraits de matières actives alternatives qui constituaient des alternatives dans le cadre du plan Ecophyto. Pourtant ces molécules utilisées dans le respect des bonnes pratiques agricoles permettent de maîtriser les risques pour l’environnement et les citoyens. Le meilleur exemple qui soit, est la confiance renouvelée du monde apicole chaque année, pour venir polliniser nos cultures protégées par des spécialités de la famille des néonicotinoïdes. »

« Nous comptons sur vous pour prendre la meilleure décision pour l’avenir de notre filière », conclut finalement le Gefel dans sa lettre ouverte.

(1) Le Gefel rassemble 21 associations produits et territoriales représentant 13 000 producteurs français et 3 000 000 de tonnes de production de fruits et légumes