Faute de loi dans les temps, les acteurs de la filière agroalimentaire devront se contenter d’une charte pour encadrer les négociations commerciales qui viennent de débuter.

Ils se sont réunis le 3 novembre au ministère de l’Agriculture pour mettre au point ce document. La signature est attendue dans les prochains jours.

« Cette charte entend porter la volonté des acteurs de poursuivre le travail constructif qui s’est amorcé dans le cadre des États-généraux. […] Cet engagement des acteurs s’inscrit dans l’attente de la modification du cadre légal qui interviendra au premier semestre de 2018, conformément aux annonces du président de la République à Rungis le 11 octobre dernier », indique le ministère de l’Agriculture.

On devrait y trouver les principaux éléments de consensus issus du premier chantier des États-généraux de l’alimentation, notamment les prémices d’un mécanisme de prise en compte du coût de production dans les prix à la consommation.

Cette charte n’aura pas de force législative. Agriculteurs et industriels devront compter sur sa portée symbolique pour garantir le bon comportement des acheteurs de la grande distribution.

Alain Cardinaux