Le déménagement du MIN, installé depuis 1969 sur l’île de Nantes, a été lancé dès 2014 pour libérer de l’espace et permettre l’implantation du nouveau centre hospitalier universitaire (CHU), qui doit être lui livré en 2026.

Le « chantier XXL » du déménagement du « Rungis nantais » et de sa centaine d’entreprises au sein d’un nouveau pôle agroalimentaire, sur un site global de 55 hectares à Rezé, prévu à l’automne 2018, représente un montant global de 148 millions d’euros, dont 9,5 millions d’euros financés par l’État via le pacte État-métropole.

Place pour les circuits courts et l’agriculture bio

Ce projet est « à la fois un transfert (de l’actuel marché d’intérêt national) et une réorganisation à l’intérieur qui a été pensée avec les acteurs économiques, les circuits de distribution », a expliqué la maire (PS) de Nantes et présidente de la métropole, Johanna Rolland.

Une place sera donnée aux circuits courts et à l’agriculture biologique dans ce nouveau MIN, qui incarnera « l’alliance des territoires, urbains et périurbains », a-t-elle ajouté.

Ce projet se veut également innovant dans sa conception et « exemplaire » en matière de transition écologique et énergétique. La toiture du futur MIN sera équipée de panneaux photovoltaïques sur 32 000 m² d’une puissance de 5 mégawatts, représentant la consommation de 2 000 foyers, soit « la plus grande centrale photovoltaïque de l’Ouest », souligne Mme Rolland.

AFP