La Commission européenne a publié, lundi, une communication sur la santé des abeilles. Ce document doit servir de base de discussion avec le Parlement européen, le Conseil, les autorités compétentes dans les Etats membres, ainsi que le secteur apicole.

La communication de la Commission rappelle les actions qui ont déjà été mises en oeuvre, ou qui doivent l'être, pour lutter contre la mortalité des abeilles. Elle doit aussi aider à identifier d'éventuelles nouvelles actions nécessaires au niveau de l'UE.

La santé des abeilles est importante tant pour la production de miel que pour la pollinisation des plantes, comme les arbres fruitiers. Ces dernières années, une augmentation de la mortalité des abeilles a été signalée dans plusieurs pays à travers le monde, explique Bruxelles.

« Jusqu'à présent, les études scientifiques n'ont déterminé ni les causes exactes, ni l'ampleur exacte du problème. La Commission a lancé un certain nombre d'initiatives pour répondre aux préoccupations de la filière apicole, et d'autres actions sont déjà en cours », rappelle-t-elle.

La santé des abeilles est affectée par divers agents pathogènes (bactéries, virus, parasites, etc). Elle est également influencée par les pratiques apicoles, la disponibilité limitée des traitements médicaux et l'environnement lui-même (utilisation des pesticides dans l'agriculture, changement climatique, manque de nourriture et la perte d'habitat).

Il y a environ 700.000 apiculteurs dans l'Union, 97 % ne sont pas des professionnels et possèdent environ 67 % des ruches.

Parmi les actions qui ont déjà été décidées, ou en cours d'examen, on peut notamment citer :

  • Désignation d'un laboratoire de référence de l'UE pour la santé des abeilles (Anses - Sophia Antipolis - France),
  • Programme pilote de surveillance pour estimer l'ampleur de la mortalité des abeilles,
  • Examen des règles de l'UE de santé animale pour les abeilles (définitions générales, principes des mesures de contrôle des maladies et des mouvements),
  • Prise en compte de la disponibilité limitée de médicaments vétérinaires pour les abeilles lors de l'examen de la législation de l'UE de médicaments vétérinaires,
  • Approbation des pesticides au niveau de l'UE seulement si ils sont sans danger pour les abeilles,
  • Protection des abeilles en s'attaquant à la perte de biodiversité,
  • Contribution de l'UE accrue de près de 25 % pour le financement des programmes apicoles nationaux pour la période 2011-2013,
  • Projets de recherche sur la santé des abeilles et la baisse des populations de pollinisateurs sauvages et domestiques, y compris les colonies d'abeilles, en Europe,
  • Renforcement de la coopération avec les organisations internationales (par exemple l'Organisation mondiale de la santé animale, l'OIE).

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