« L’idée de ce déplacement, c’est de valoriser dans notre territoire des modes de production agricole qui font la démonstration qu’il n’y a pas une manière de produire des aliments. Il y a une diversité de modes de production », a déclaré Nicolas Hulot lors d’un point de presse.

« Dans nos territoires des choses qui fonctionnent très bien, on peut rencontrer des agriculteurs, des paysans qui font un métier dur […] et qui arrivent très très bien à avoir des bons rendements agricoles, des rendements économiques suffisants, jamais totalement suffisants, sans utiliser massivement des intrants ou des amendements », a dit le ministre.

Équilibrage à trouver

« Je ne dis pas que ce modèle est généralisable dans l’ensemble du territoire mais entre le conventionnel, qu’il ne faut pas stigmatiser mais qu’on peut engager dans une démarche de progrès, et les autres formes d’agroécologie, de permaculture, d’agroforesterie, il y a un équilibrage à trouver », d’autant qu’« il y a une incroyable demande des consommateurs pour des produits de qualité, de proximité », a dit Nicolas Hulot.

Des consommateurs qui « ont besoin sur un plan nutritionnel et sur un plan sanitaire d’être rassurés », a-t-il précisé, avant d’ajouter que « les agriculteurs ont besoin aussi d’être rassurés sur des pratiques parfois environnementales dont ils sont les premières victimes ».

M. Hulot a fait ensuite référence aux États-généraux de l’alimentation, qui se sont ouverts le 28 août et qui se dérouleront jusqu’à la fin de novembre, auxquels il confère « une ambition » : celle « de regarder sur un plan économique comment on peut redonner un peu de sécurité aux agriculteurs, comment on peut rémunérer le travail qu’ils peuvent faire pour protéger la biodiversité, pour produire de l’énergie, pour produire des aliments de qualité, diversifier leurs ressources. Et puis, dans la perspective de la révision de la Pac, voir quelle sera la position de la France dans cette échéance-là ».

Avec l’AFP