Après l'engagement de la FNSEA en 2012, c'est au tour des chambres d'agriculture de signer une convention avec l'opérateur français, et poids lourd mondial de l'énergie, GDF Suez.

C'est dans le cadre du Salon international de l'agriculture (Sia), samedi 1er mars, que Guy Vasseur, président des chambres d'agriculture (APCA), et Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF Suez, ont signé un protocole d'accord pour le développement de la méthanisation agricole.

Pour les deux signataires, cette convention signifie un renforcement du potentiel des agriculteurs français à valoriser des déchets via la méthanisation. Il se traduira notamment par des informations plus précises diffusées auprès des exploitants, dans le cadre d'un projet en cours ou non, sous forme de journées techniques, d'accompagnements ou de formations. Cette opération fait écho au plan EMAA (énergie méthanisation autonomie azote) du gouvernement qui a pour ambition le fonctionnement de 1.000 installations de méthanisation à la ferme d'ici à 2020, contre environ 150 aujourd'hui.

Guy Vasseur et Gérard Mestrallet ont notamment fait valoir la complémentarité de leurs compétences respectives pour s'inscrire dans les objectifs du plan EMAA « et même bien au-delà », précise le premier. Pour cela, les actions porteront notamment sur l'amélioration de la connaissance des ressources et besoins à l'échelle des territoires, les meilleures technologies disponibles et les bonnes pratiques pour la valorisation du biogaz. Ce nouveau partenariat entre les chambres d'agriculture et GDF Suez, appuyé sur les réseaux régionaux des deux parties, aura vocation, selon l'accord signé, à être déployé sur l'ensemble du territoire national.

En marge des principes signés dans le protocole d'accord, Guy Vasseur a insisté sur la nécessaire « révision des procédures et simplification des démarches » pour accélérer les projets qui « prennent plus de quatre ans à émerger aujourd'hui ». Ainsi, selon le président de l'APCA, le développement de projets de méthaniseurs pourrait être accéléré par une simplification du cadre administratif, dans laquelle le Gouvernement s'est par ailleurs engagé.

Vincent Gobert