Le rapport de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) confirme que l’année 2018 a été particulièrement chaude.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016, 2017 et 2018, qui s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par les concentrations atmosphériques records de gaz à effet de serre, sont les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées », explique l’OMM.

Avec une température moyenne de surface globale – terres et océans – de 14,69°C, soit une anomalie de +0,79°C par rapport à la température moyenne du XXe siècle, 2018 se classe à la quatrième place de la période 1880-2018. Elle passe devant 2014 (+0,75°C), mais laisse le podium aux années 2017 (troisième avec +0,85°C), 2015 (deuxième, +0,91°C), et 2016 (première, +0,95°C).

Ainsi, 9 des 10 années les plus chaudes se sont produites depuis 2005 avec notamment 2010 (sixième, +0,70°C), 2013 (septième, +0,67°C, 2005 (huitième, +0,66°C), et 2009 (neuvième, +0,64°C).

1998 complète cette liste, en neuvième place à égalité avec 2009, avec une anomalie de +0,64°C.

Hémisphère Nord plus touché

Les anomalies de températures relevées dans l’hémisphère Nord sont de +1,18°C sur la Terre, et de +0,75°C pour les océans. Quant à celles relevées dans l’hémisphère Sud, elles sont de +0,97°C sur la Terre et de +0,58°C pour les océans. Ainsi, l’anomalie globale de températures a été plus importante sur l’hémisphère Nord (+0,92°C) que sur l’hémisphère Sud (+0,65°C). Toutefois, la plus grande présence de surface océanique n’est pas la seule raison.

Au niveau continental, l’Europe a connu une année record, avec des températures moyennes annuelles jamais atteintes auparavant en France, en Allemagne, en Pologne, en Autriche, en République tchèque, en Slovaquie, ou encore en Suisse. Le Danemark et les Pays-Bas ont connu leur deuxième année la plus chaude.

Sur la péninsule scandinave, des records de chaleur ont aussi été battus, notamment près du cercle polaire, avec plus de 30°C à la mi-juillet. En Laponie finlandaise, la station de Utsjoki Kevo (69’45 degrés de latitude nord) a établi un nouveau record avec 33,4°C le 17 juillet 2018.

En Afrique, 2018 arrive à la cinquième position des années les plus chaudes. En Algérie, la ville de Ouargla a vu le mercure atteindre 51,3°C, soit la température la plus chaude du continent dans les dernières décennies. La ville de Quriyat (Oman) a aussi connu ses températures minimales les plus élevées jamais enregistrées le 26 juin, la température ne descendant pas en dessous de 42,6°C.

En Asie, 2018 est la septième année la plus chaude. Une partie de l’est du continent asiatique a été touchée par une vague de chaleur historique à la fin de juillet ou au début d’août. Des records nationaux ont été établis avec 41°C à Hongcheon, en République de Corée, et 41,1°C à Kymagaya, au Japon.

En Océanie et en Australie, 2018 se classe en troisième position des années les plus chaudes et en deuxième position en Nouvelle-Zélande.

Enfin pour le continent américain, 2018 est la huitième année la plus chaude pour l’Amérique du Sud, et la dix-huitième pour l’Amérique du Nord (mais la troisième pour le Mexique, et la région d’Hawaï).