La chaleur est restée omniprésente au cours des deux premières décades de septembre. Pas de record de chaleur pour autant. La troisième décade a été plus irrégulière et globalement bien plus fraîche, notamment sur les nuits.

Au final, septembre 2018 a connu une température moyenne nationale de 18,3 degrés. Cette valeur est supérieure de 1,3 degré à la normale 1981-2010. Et ce mois de septembre se situe en 10e position des mois de septembre les plus chauds depuis 1946, ainsi qu’à égalité avec les mois de septembre 1947 et 1982. Le plus chaud reste septembre 1949 avec une moyenne de 19,5 degrés.

Le pic de froid a été atteint le 30 à Charleville-Mézières avec –3,4 degrés, nouveau record de froid. À l’inverse, le pic de chaleur a été de 35,3 degrés le 20 à Nîmes, mais aussi le 23 à Montpellier.

Les neuf premiers mois de l’année les plus chauds

L’anomalie thermique positive est quasi continuelle depuis six mois, depuis avril dernier. La température moyenne nationale calculée sur les neuf premiers mois de l’année établit d’ailleurs un nouveau record cette année avec 14,47 degrés, soit 0,05 degré au-dessus des neuf premiers mois de l’année 2003 (14,42 degrés). Et ce malgré deux mois consécutifs froids cette année, février et mars. En valeur absolue, seul janvier a battu son record de chaleur avec 8,2 degrés, devant les 7,7 degrés de 1988 et 2007.

Toujours très sec

La sécheresse s’est accentuée en septembre, après un été déjà sec sur la France, en particulier à l’ouest et au nord. Au contraire du sud-est qui a connu des orages et des pluies assez importantes. La France a reçu en moyenne nationale quelque 23 mm seulement pour une normale de 67 mm, soit un important déficit de 66 %.

Depuis 1946, trois mois de septembre ont été encore plus secs : 1997, 1985 et le record en 1977 avec 15 mm seulement. La sécheresse de surface atteint parfois des records pour une fin de septembre sur les trois quarts nord et ouest du pays.

Et fort heureusement cette année, cette sécheresse de surface fait suite à un premier semestre en 2018 et une fin d’année 2017 très arrosée. De ce fait, on évite la sécheresse de profondeur avec des nappes phréatiques qui conservent un niveau correct.

Ensoleillement maximal

En l’absence de dépressions et perturbations (30 jours sur 30 anticycloniques), ce mois de septembre a connu un ensoleillement remarquable, plutôt bien étalé tout au long du mois malgré des nuages plus présents en fin de période.

Ainsi, septembre 2018 compte en moyenne nationale une durée de 249 heures de soleil pour une normale de 193 heures, en excédent de 29 %. Ce mois de septembre grimpe sur le podium des mois de septembre les plus ensoleillés, derrière les 265 heures de 1997 et les 257 heures de 1985.

F.M.