L’embellie aura été de courte de durée. L’année 2017 avait été très favorable au melon, mais cette nouvelle campagne est plus difficile pour les producteurs. Dans sa dernière note de conjoncture sur le secteur, le ministère note que « la production (239 000 tonnes) se replierait de 14 % par rapport à la récolte abondante de 2017. »

Ce sont encore les mauvaises conditions printanières, notamment dans le Sud-Ouest et dans le Centre, qui sont responsables de ces chiffres décevants. « La production, explique le ministère, a pâti du manque d’ensoleillement et des excès d’humidité. »

Peu de melon porto sur les tables au printemps

Comme pour de nombreuses autres productions estampillées « estivales », une météo grise a dissuadé les consommateurs d’acheter du melon tout au long du printemps. Ces conditions, souligne le ministère, ont même « impacté le niveau des importations de melons marocains et espagnols ». Les échanges ont donc ralenti pour ce produit, avec une baisse de 16 % des importations, et de 8 % des exportations. « Le déficit des échanges, note le ministère, s’est réduit de 16 %. »

Toutes les régions productrices ont été touchées

Dans le Sud-Ouest et le Centre-Ouest, les surfaces de plein champs sont en baisse de 10 % en 2018 par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. À elles deux, ces régions concentrent pourtant près de 60 % des surfaces totales de melon. Dans le Sud-Est, si la surface reste stable, c’est le rendement qui semble avoir été remis en cause, puisque la production y est tout de même attendue en baisse de 8 % par rapport à la moyenne.

Les cours demeurent fermes

Avec une production limitée, les prix sont restés « 2 % au-dessus des cours de juin 2017, et 6 % au-dessus des cours de la période de 2013 à 2017 ».

I. Logvenoff