Alors qu’à la fin de juin 2017, la Commission européenne cédait de la poudre maigre d’intervention au prix de 1 850 euros la tonne, l’EMB appelle à ne pas « brader les stocks », estimant que « ces ventes à un prix en deçà de la valeur ont des répercussions négatives sur les marchés du lait européen et mondial ».

Romuald Schaber, président de l’EMB, considère que la vente des stocks d’intervention « est une véritable gifle pour les producteurs de lait européens et un signal désastreux envoyé aux acheteurs de lait, qui peuvent ainsi continuer de spéculer sur de la poudre à bon marché. La vente des stocks d’intervention doit se faire à un prix stabilisateur ». Il propose également « l’utilisation de cette poudre maigre comme aliment pour les animaux pour réduire les stocks d’intervention ».

« Activer les outils de réduction de la production à temps »

« La Commission européenne devrait comprendre que l’intervention ne suffit pas pour stabiliser le marché laitier », poursuit Romuald Schaber. Le président de l’EMB estime en outre que « seul le programme européen de réduction de la production a eu un effet immédiat sur le marché et les prix. À l’avenir, l’Union européenne ferait bien d’activer des outils de réduction de la production à temps. »

L’EMB a ainsi adressé une lettre à l’attention du commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, soutenant que « ce qui importe, c’est l’influence que la dilapidation du lait en poudre a sur les prix payés aux producteurs ». Le syndicat annonce envisager un examen juridique des ventes « bradées » de la poudre maigre d’intervention, dans le cas où cette pratique serait renouvelée.

V. Gu.