Après l'attentisme du début de campagne de 2011-12, le marché des vins en « vrac » à la production a connu une bonne activation sur l'ensemble du mois de décembre, en particulier pour les Vins de France sans indication géographique (VSIG), a indiqué le conseil des vins de FranceAgriMer jeudi.

Cependant, malgré le démarrage des ventes, le retard de commercialisation reste encore important pour la catégorie des vins à indication géographique protégée (IGP) et, à un moindre degré, pour les vins d'appellation d'origine protégée (AOP/AOC).

Dans l'ensemble, les cours des différents produits se maintiennent par contre à des niveaux généralement supérieurs à ceux du début de la campagne précédente, à l'exception notable du prix moyen des blancs en IGP.

A la fin de décembre 2011, le marché des VSIG restait le plus précoce et le plus actif, avec des ventes cumulées qui s'élèvent, toutes couleurs confondues, à 1,549 million d'hectolitre depuis le début de la campagne, soit 39 % de plus que ce qui avait été commercialisé l'année dernière à cette même période. Comme observé le mois dernier, cette augmentation de l'activité résulte toujours pour une bonne part d'une progression des échanges sur le segment des vins mentionnant un cépage (431.000 hl cumulés depuis le mois d'août dernier ; +97 %, à la fin de décembre 2010).

Avec des ventes de vins rouges et rosés qui sont supérieures à celles de la campagne précédente, le segment des VSIG ne mentionnant pas de cépage s'est aussi bien activé. L'avancée de la commercialisation du segment de marché des VSIG ne mentionnant pas de cépage reste toutefois moins importante que celle des vins mentionnant un cépage avec un cumul des transactions toutes couleurs confondues qui s'élève tout de même à 1,118 million d'hectolitre, soit 24 % de plus que l'année dernière à cette même date.

Après l'inflexion baissière du début de la campagne consécutive à la commercialisation de vins de la récolte de 2010, les cours moyens des VSIG ont quelque peu rebondi en restant toujours supérieurs à ceux de l'année dernière à cette même période (+7 %, à la fin de décembre 2010 pour les vins rouges/rosés et +6 % en blanc). On observe cependant toujours une légère diminution du prix moyen des VSIG rouges/rosés mentionnant un cépage (-2 %, décembre 2010) et du cours des VSIG sans cépage blancs (-3 %). Le prix des vins rouges/rosés sans cépage (+8 %) et celui des blancs avec mention de cépage (+22 %) restent par contre plus élevés que ceux constatés sur le début de la campagne de 2010-11.

Sur le marché des vins IGP, l'activité « vrac » a aussi démarré avec des volumes hebdomadaires plus conséquents. Malgré cette activation des échanges, le cumul des transactions enregistrées sur cette catégorie conduit à observer un retard de commercialisation qui reste toujours relativement important par rapport à la campagne précédente (-23 % en ventes cumulées toutes couleurs confondues, à 22 semaines de la campagne de 2011-12 par rapport à la campagne précédente). Cette baisse touche plus particulièrement le segment des vins mentionnant un cépage, même si le recul est aussi relativement marqué sur le segment de vins à IGP rouges/rosés ne mentionnant pas de cépage (-16 %). Seuls les échanges de vins à IGP ne mentionnant pas de cépage blanc sont en progression par rapport à la campagne précédente (+9 %, en 2010-11).

Les prix des vins à IGP rouges/rosés se sont quelque peu réorientés à la hausse à des niveaux moyens toujours supérieurs à ceux de 2010-11 (+8 %, à la fin de décembre 2010 pour les vins mentionnant un cépage et +11 % pour ceux qui n'en mentionnent pas). Malgré le rebond enregistré à l'automne dernier, les cours des vins blancs restent par contre inscrits sur une tendance baissière en recul moyen de 7 % par rapport au début de la campagne précédente.

Pour le marché des vins à AOP, à quatre mois de campagne de 2011-12, les échanges  apparaissent en léger retrait par rapport à la campagne précédente. Cette situation s'explique surtout par le retard de commercialisation des vins rouges de la vallée du Rhône, de Bourgogne et du Languedoc-Roussillon, tandis que les transactions des appellations bordelaises en rouge et bourguignonnes en blanc restent pour l'instant équivalente.

De manière générale, les prix sont par contre comparables, voire légèrement supérieurs, à ceux que l'on pouvait observer l'année dernière à cette même date, à l'exception notable des rosés de la vallée de la Loire et du Muscadet, dont les ventes semblent se reprendre.