« L’arrêté du 31 mai 2016 a pour objet l’extension au niveau national de la lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) afin d’obtenir son éradication, la reconnaissance européenne du programme de lutte français et la convergence avec la gestion sanitaire des maladies réglementées, rappelle l’instruction, parue au Bulletin officiel le 17 mars 2017. Les mesures de prévention, de surveillance et de lutte contre l’IBR seront d’application progressive au cours de la campagne de 2016-2017. »

Cette lutte passera par l’attribution d’un statut vis-à-vis de l’IBR pour tous les troupeaux bovins, ainsi que le renforcement des conditions sanitaires de circulation et des mesures d’assainissement des troupeaux infectés.

Statut sanitaire « à l’animal »

Ainsi, le statut sanitaire est désormais défini « à l’animal », ce qui nécessite d’adapter les attestations sanitaires (lors des mouvements) papier, informatique (dans Sigal) et dématérialisées (à l’avenir). Les flux d’animaux devront être séparés selon leur statut sanitaire, notamment lors des transactions, des transports et des rassemblements.

Par ailleurs, tout bovin reconnu infecté doit être isolé et soumis à une primo-vaccination contre l’IBR. La sortie des animaux infectés n’est autorisée, après vaccination, que pour leur transport vers un troupeau d’engraissement exclusivement entretenu dans un bâtiment spécifique (sans détention d’autres animaux et sans accès aux pâturages) ou vers un abattoir.

Les départements bretons (22, 29, 35, 56), le Doubs (25) et la Moselle (57) bénéficient du statut de département à situation épidémiologiquement favorable. Les autres doivent officialiser leur statut auprès de la DGAL.

Ce dispositif, encadré par l’État, sera piloté par les professionnels, et la maîtrise d’œuvre assurée par les organismes à vocation sanitaire (OVS). Les mesures de gestion sont détaillées dans un cahier des charges technique « IBR ».

E.C.