La Confédération paysanne précise mardi dans un communiqué que le cabinet du Premier ministre et de l'environnement a indiqué vendredi, en réponse à une sollicitation de l'association Inf'OGM, « qu'il compte publier le 20 mars une mesure d'interdiction nationale du Mon 810 ». 

« Le temps printanier de cette semaine permet à ceux qui ont annoncé publiquement leur intention de semer précocement des OGM de le faire en toute légalité, regrette le syndicat agricole. Le gouvernement qui n'a toujours pas publié le décret fixant la date à laquelle ces agriculteurs doivent l'informer de leur intention de culture, n'a aucun moyen de connaître précisément leurs intentions. »

La Confédération paysanne juge par ailleurs que « si le gouvernement n'interdit que la mise en culture, celles qui seront réalisées avant l'interdiction resteront légales. S'il interdit aussi la culture, les transgéniculteurs auxquels le gouvernement demandera de l'arracher pourront faire valoir que la culture débute le jour du semis réalisé avant l'interdiction ».

« Les apiculteurs et les producteurs de maïs bio et “population” n'auront plus qu'à pousser leurs ruches de plusieurs kilomètres, ou leurs champs de plusieurs centaines de mètres, s'ils veulent pouvoir commercialiser leurs récoltes », lance le syndicat agricole.

Il demande donc au gouvernement « de prendre la mesure d'interdiction au plus vite pour éviter le risque de déclencher de nombreux conflits dans les campagnes... après les élections ».

I.E.