Dans un communiqué paru mardi, l'AGPM (Association générale des producteurs de maïs) réagit aux propos de France Nature Environnement le 6 juin dernier qui demandait de renoncer à la monoculture de maïs dans la cadre de la rédaction d'une nouvelle version du plan Ecophyto.

« Paradoxalement, elle en appelle à l'agroécologie et à la réduction de la chimie, ignorant précisément tous les atouts du maïs à ces sujets », estime l'AGPM, dénonçant le « dogmatisme » de l'association envionnementale, qui fustige « des pratiques agricoles sans en connaître la réalité agronomique, économique, environnementale et paysagère ».

Le syndicat agricole tient à rappeler « certaines vérités » :

- Le maïs est la grande culture pour laquelle les indices de fréquence de traitement (IFT) sont les plus bas. Il est donc stupide de limiter le maïs... pour diminuer le recours à la chimie.

- La monoculture de maïs s'explique par des spécificités géographiques, pédoclimatiques et économiques de certains de nos territoires. Sa suppression signerait l'arrêt de mort de nombreuses petites et moyennes exploitations et déstabiliserait des filières entières de produits transformés reposant sur la maïsiculture (productions animales labellisées, filières spécialisées du maïs semence et du maïs doux...).

- La monoculture de maïs rime avec performance économique et environnementale. L'augmentation tendancielle des rendements en maïs est là pour le prouver. Elle est compatible avec la biodiversité ; en témoigne la diversité paysagère des zones où elle est présente.

- La monoculture préserve la fertilité des sols par une restitution importante de biomasse combinée à la pratique du mulching qui permet de garder une couverture hivernale limitant ainsi l'érosion.