Malgré des maïs compacts, un peu hétérogènes, des bordures de champ souvent peu flatteuses, «le potentiel en grain est bien là», assure l'AGPM (Association générale des producteurs de maïs) dans sa note AGPM-Info technique parue lundi. Dans les régions les plus favorisées cet été (est de la France) ou aux pratiques bien ancrées de semis précoces (Beauce, argilo-calcaires légers, sables), les potentiels sont élevés, proches ou équivalents à 2007.

Ainsi, l'AGPM prévoit un très bon rendement moyen national pour 2008 en grain, aux alentours de 93 q/ha, soit «le niveau du ''trend'' correspondant au progrès génétique moyen observé depuis trente ans».

«Les stades actuels des cultures et les dates probables de récolte sont donc, cette année encore, très dépendants des dates de semis, qui furent assez échelonnées dans le temps – du 15 avril au 15 mai, voire plus tardives dans les sols à ressuyage difficiles de l'Ouest», note l'AGPM. L'été tempéré n'a pas permis aux semis tardifs de récupérer leur retard. Le risque de «fusarium» est modéré à ce jour.

Les maïs fourragers souvent semés tardivement, au-delà du 10 mai, ont aussi été pénalisés par l'été frais. Les rendements devraient être décevants et même inférieurs à la normale dans les zones traditionnellement favorables (Bretagne, Normandie) à cause du manque d'eau, de chaleur, plus que par le parasitisme. Les récoltes s'annoncent tardives. «Tout le potentiel de surface mis en place au printemps dans la zone fourragère du Nord-Ouest va être ensilé car la gestion des stocks fourragers est toujours tendue» assure l'AGPM.