Maschio Gaspardo, dans les entrailles de quatre usines italiennes
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  • Campodarsego est le berceau de l’entreprise créée en 1964 par les frères Maschio, qui fabriquent alors uniquement des cultivateurs rotatifs à axes horizontaux. C’est aujourd’hui le siège social du groupe, sa plus grosse plateforme logistique et c’est ici que sont assemblés et testés les cultivateurs et herses rotatives, les combinés de semis, les outils de désherbage mécanique ou encore les broyeurs. Plus de 300 personnes travaillent sur ce site.

  • Une prise de force mobile suspendue est utilisée pour tester les pièces animées qui viennent d’être montées, avant la poursuite de l’assemblage de la machine.

  • Ce sont les derniers réglages avant expédition pour cette herse rotative.

  • L’impressionnante usine de Morsano al Tagliamento est le lieu d’assemblage de différents semoirs (monograines, semis direct, légumiers), des distributeurs d’engrais et des pulvérisateurs. Il s’agissait du siège de l’entreprise Gaspardo, qui fabriquait des semoirs depuis 1834, acquise par le groupe Maschio en 1994. Situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière slovène, ce site de 130 000 m² (dont 29 000 couverts) emploie entre 220 et 400 personnes selon la saison.

  • L’usine produit entre 20 et 30 semoirs par jour. Près de 3 000 semoirs de précision et 2 500 semoirs à céréales ont été vendus l’an dernier. C’est ici qu’a été développée et qu’est produite la gamme de semoir de précision Chrono pour travailler à haute vitesse.

  • L’offre de pulvérisateurs regroupe des modèles traînés et portés. Les buses de chaque machine qui sort de l’usine sont testées sur place.

  • Certaines machines de grande largeur sont produites sur ce site. Elle sont généralement destinées aux marchés russe et ukrainien. Ici, un semoir à maïs Julia pour implanter 24 rangs par passage.

  • Le semoir de semis direct Gigante Pressure est un des fleurons de la marque italienne.

  • L’impressionnant magasin de pièces de l’usine de Morsano regroupe 6 000 caisses de stockage et 22 000 références différentes.

  • L’usine de Cadoneghe a été acquise en 1979 par Maschio. Distante de quelques kilomètres de l’usine de Campodarsego (également le siège social de la marque), elle est le lieu de fabrication des composants et des pièces détachées.

  • Comme le montre ce plan explicatif, soit les pièces sont achetées à des sous-traitants avant d’être retravaillées à Cadoneghe, soit l’acier arrive brut, en tubes ou en plaques. Les découpes et soudures ont lieu ici, ainsi que l’assemblage de certains modules. Seuls des pièces et des sous-ensembles sortent de cette usine, la peinture, l’assemblage et les finitions des machines ont lieu sur les autres sites industriels.

  • Ces pièces brutes, destinées à des outils animés, sont achetées à d’autres industriels. Les voici avant leur usinage par Maschio Gaspardo.

  • Une fois usiné sur le site de Cadoneghe, ce pignon de herse rotative est prêt à partir pour Campodarsego.

  • La découpe des plaques d’acier (jusqu’à 28 mm d’épaisseur) est effectuée au laser.

  • Le site se compose de 65 postes de soudure, dont 37 robots.

  • La première étape de la soudure est celle du pointage, réalisé manuellement.

  • Le robot suit ensuite le pointage pour réaliser la ligne de soudure, comme ici sur un rouleau packer.

  • La découpe et le pliage des dents de herse rotative sont effectués à chaud par des robots dans un ballet envoûtant mêlant rapidité et précision.

  • Environ 200 personnes travaillent dans l’usine de Cadoneghe. Ils produisent 3 millions de pièces par an.

  • Quatrième et dernière usine de cette visite : celle de Concordia Sagittaria. Cette usine de charrues était auparavant celle de Moro Pietro Meccanica. Maschio Gaspardo a commencé à travailler avec ce constructeur dès 2013, pour finalement le racheter et agrandir le site en 2017. Faisant suite à ce passage de 5 000 m² à 14 000 m² de bâtiments couverts, l’usine n’a sorti que des charrues aux couleurs de Maschio Gaspardo.

  • Les charrues sont peintes à la peinture poudre. 52 personnes travaillent sur le site de Concordia Sagittaria.

  • Toutes les usines du groupe Maschio Gaspardo sont équipées de panneaux photovoltaïques. Cela représente une puissance installée de 3,3 MW.

  • Andrea Maschio, président de Maschio Holding, codirigeant du groupe (à gauche) et Michel Schietequatte, directeur de la filiale française, ont annoncé le déménagement de cette dernière à Beauvais en juillet prochain. Une caravane de démonstration présentera des produits et nouveautés de la marque à travers les différentes régions de l’Hexagone à partir de cet été.

Du travail du sol à la fenaison, en passant par la pulvérisation et l’entretien des haies, la gamme de Maschio Gaspardo s’est élargie ces dernières années à la suite des acquisitions successives. Le groupe compte aujourd’hui 2 100 employés dans le monde, dont un peu plus de la moitié en Italie. 70 000 machines aux couleurs de la marque ont été produites en 2017.

La firme italienne a annoncé le déménagement de sa filiale française de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) vers Beauvais (Oise) et nous a plongés en immersion dans ses usines du nord de l’Italie.

Gildas Baron