Surprise pour les promeneurs de ce mercredi matin au jardin des Tuileries à Paris. Les grilles du parc sont fermées alors qu’une cinquantaine d’éleveurs et leur brebis déambulent sur les pelouses. La Confédération paysanne a organisé ce 14 décembre une action au cœur de la capitale pour dénoncer les attaques de loups sur les troupeaux.

Au cœur des revendications, le paiement des indemnités à la mise en place des moyens de protection. Sur ce point, la délégation reçue par Stéphane Le Foll en fin de matinée a obtenu satisfaction. « Pour 2015, les aides seront payées très prochainement. Pour 2016, elles le seront au premier trimestre de 2017 », a annoncé Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Ségolène Royal aux abonnés absents

Autre point d’importance, le déclassement du loup de la convention de Berne pour pouvoir le chasser plus facilement. « Il ne faut pas tuer 40 ou 50 loups, il faut tuer ceux qui posent problème », assène Laurent Pinatel. La réponse du ministre de l’Agriculture et de Barbara Pompili, la secrétaire d’État à la Biodiversité est la même : cela relève de la compétence du ministère de l’Environnement. En réponse, les éleveurs ont prévu de camper dans le jardin des Tuileries tant qu’ils n’auront pas obtenu un rendez-vous avec Ségolène Royal.

Le syndicat demandait aussi la préparation des DDT des départements voisins concernant les attaques afin qu’elles soient prêtes à conseiller les éleveurs en cas d’arrivée du loup sur leur territoire. Le ministre de l’Agriculture a promis de se pencher sur la question. Il a également reconnu l’utilité des brigades d’intervention afin de cibler les prélèvements. Mais leur élargissement aux régions non-pourvues dépend, lui aussi, du ministère de l’Environnement.

Tanguy DhelinJournaliste web