Le gouvernement a confirmé la semaine dernière que l’essentiel du Ceta entrera en vigueur comme prévu le 21 septembre 2017, en attendant son approbation par les Parlements des membres de l’Union européenne.

Les opposants au Ceta ont publié le 20 septembre 2017, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, un contre-rapport critique, en réponse à celui remis le 8 septembre au gouvernement par une commission d’experts. Il dénonce les conséquences supposées sur l’alimentation et la santé, les risques pour l’environnement et les effets sur l’économie. « Les organisations associatives, environnementales, syndicales et politiques demandent solennellement la suspension de l’application provisoire du Ceta et une réelle consultation des citoyens à travers un référendum » conclut ce rapport.

Front commun contre le Ceta

La Confédération paysanne a participé à l’action qui s’est déroulée en début d’après-midi, ce mercredi, devant l’Assemblée nationale, qui dénonçait « un traité destructeur pour l’agriculture ».

Dans le même élan, la FNSEA et JA ont publié un communiqué commun, le 20 septembre 2017, pour s’opposer à cet accord « injuste, inique et inacceptable ».

De même pour le Modef qui conteste « fermement ce traité et relève de grandes incertitudes ».

Le 15 septembre 2017, la Coordination rurale exigeait déjà « la suspension immédiate de l’application provisoire de l’accord ».