L’association, qui milite pour le bien-être animal et la fin de l’utilisation de produits animaux, avait diffusé le 19 décembre une vidéo montrant des lapins vivant dans de petites cages et qui, selon L214, ne voient jamais la lumière du jour. D’après L214, leur fourrure est notamment utilisée par des marques de luxe.

L’inspection, réalisée à la demande de la direction générale de l’Inra, « a révélé un bon état sanitaire des lapins, qui sont suivis par du personnel formé et attentif aux animaux. En revanche, le caractère vieillissant des installations, non renouvelées compte tenu de la fin de l’activité programmée à l’été 2018, a été confirmé », a indiqué l’Inra à l’AFP, confirmant une information du quotidien Sud Ouest.

« De nouvelles cages aux normes vont être acheminées sur le site de Magneraud à Saint-Saturnin-du-Bois (Charente-Maritime) au début de 2018 pour les 80 lapins reproducteurs. À l’arrêt de l’activité, elles seront utilisées dans d’autres unités expérimentales de l’institut. D’autre part, pour les autres lapins, un aménagement de la taille des cages sera progressivement réalisé », précise l’Inra.

Plainte de L214

L214, qui a conduit son enquête entre septembre et novembre en Nouvelle-Aquitaine, a porté plainte pour mauvais traitement à Niort et La Rochelle contre deux élevages et contre l’Inra.

L’institut a mis au point cette race de lapins dans les années 1970, breveté la marque et confié son exploitation à la société coopérative agricole des éleveurs d’Orylag (CEO). Leur chair est vendue sous le label Rex du Poitou.

L’institut fournit encore la semence aux éleveurs mais cessera son activité l’été prochain, les éleveurs devant alors construire leur propre centre d’insémination.

AFP