Deux réunions ont déjà eu lieu, à la fin de mars 2012, entre Lactalis et les groupements de producteurs soutenus par la FNPL. « Le rapport de force se rééquilibre et les discussions se passent relativement bien, estime Franck Guehennec, coordinateur des groupements. Nous avons travaillé sur une convention-cadre, qui fixera ensuite les règles de fonctionnement entre l'industriel et tous ses groupements », destinés à évoluer en organisations de producteurs (OP).

Deux autres rencontres sont prévues les 6 et 10 avril 2012. Il devrait y être question des clauses contestées du contrat. « Nous nous appuierons sur les réponses du médiateur à nos quinze saisines, pour les rediscuter avec Lactalis. »

La porte de l'industriel n'est pas fermée aux minoritaires. La Coordination rurale de Bretagne a été reçue à la mi-mars. La Confédération paysanne (CP) sera, quant à elle, reçue le 11 avril 2012. Les deux syndicats mettent en avant le contrat-type de France Milk Board (FMB).

Yves Sauvaget, responsable lait de la CP, est désabusé : « Même s'ils sont améliorés à la marge, les contrats proposés sont pires que la situation actuelle, sans contrat. Le ministre de l'Agriculture a une grande responsabilité, car en laissant l'initiative de la rédaction aux industriels, il leur a donné carte blanche. Où est le renforcement du pouvoir des producteurs promis dans la LMA ? Ce qui fait le prix du lait, c'est le marché mondial, pas la contractualisation. Le fond du problème, c'est la régulation des volumes. Or les pouvoirs publics s'en sont désengagés au profit des industriels. »

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E.C.