À travers ce plan, le syndicat paysan attend du Cniel qu’il pose « les bases d’une filière 100 % équitable » et économiquement durable :

  • création d’indicateurs de valorisation sur l’ensemble des marchés,
  • responsabilisation des choix des entreprises par une protection du producteur au niveau du prix de revient,
  • partage de la valeur ajoutée créée par les démarches de progrès,
  • contractualisation stable et rémunératrice pour l’approvisionnement local de la distribution et de la restauration,
  • transparence des pratiques de l’industrie et de la distribution.

Autre axe : s’attacher à la qualité des produits, en premier lieu nutritionnelle, car « la santé publique doit être au cœur du plan de filière ». Cette qualité doit « être recherchée à tous les maillons de la filière ». Parmi les critères, l’origine France, qui doit « être une plus-value pour le consommateur ».

Du côté de la santé animale, la Confédération paysanne appelle à donner la priorité aux médecines douces via « le déploiement d’un vaste programme de recherche, de conseil et d’accompagnement des éleveurs dans leurs efforts de réduction drastique des antibiotiques ».

« Une stratégie gagnante de valeur ajoutée »

Sur le plan de l’alimentation du bétail, « l’autonomie fourragère et protéique des élevages doit être encouragée, explique le syndicat. La révision du dispositif de rémunération du lait doit inciter la production de lait sans OGM (100 % sans OGM à l’horizon de 2021), à l’herbe, porteur d’un lien fort au territoire et d’un impact carbone faible. Ainsi, les systèmes herbagers (pâturage et légumineuses) doivent être encouragés de par leur réponse aux enjeux économiques, climatiques, nutritionnels et écologiques, soutenus par des investissements ciblés (accessibilité des parcelles, chemins, clôtures…). » Sans oublier que « la valeur “amont” ainsi créée devra se refléter dans le prix du lait ».

Pour la Confédération paysanne, ces axes favoriseront « une stratégie gagnante de valeur ajoutée », ainsi que la transmissibilité, donc « le maintien d’un tissu de fermes laitières à taille humaine qui dynamise les territoires ». Elle appelle donc à des « politiques publiques qui orientent, soutiennent et réglementent dans le sens de la transition agricole, de la rémunération des paysan.ne.s et de la montée en gamme ».