Hier, LBF coorganisait avec la Fnab (Fédération nationale d’agriculture biologique), un débat ouvert au public sur le thème « La production laitière de demain : biologique ? ». Parmi la quarantaine de participants, se trouvaient une grande majorité d’éleveurs, pour la plupart administrateurs de groupements adhérents à LBF.

Espoirs pour l’avenir

Pour ce qui est de l’avenir de la production, Patrice Lefeuvre, le président de LBF, envisage une « croissance volontariste et maîtrisée ». La structuration de la filière y est indispensable. Si la complexité de fédérer l’ensemble des maillons est apparue au cours de la discussion, de nombreux intervenants se montrent déterminés à y parvenir.

Stéphanie Pageot, la présidente du Fnab, précise que l’avenir de la filière dépendra aussi des débouchés. Elle insiste sur l’importance de la restauration collective ainsi que sur la valorisation à travers les produits à haute valeur ajoutée.

Augmentation des volumes estimée à 8 % en France en 2017

Le président de LBF observe une « vague de conversion », sur laquelle il faudra « surfer » pour ne pas être emportés. Poursuivant l’analogie, André Pflimlin, ancien collaborateur de l’Institut de l’élevage, met en garde l’assemblée : « Il ne faut pas laisser grossir la vague sans contrôle ». Les estimations de production laissent prévoir en France une augmentation des volumes de 1,1 % en 2016 et de 8 % en 2017.

Les chiffres officiels ne sont pas encore disponibles mais le « sentiment de terrain » laisse percevoir une forte accélération des accompagnements à la conversion depuis novembre 2015.

L’association LBF (Lait bio de France), créée il y a un an, a l’ambition de fédérer les groupements d’éleveurs laitiers bio. Elle représente actuellement 50 % de la collecte de lait biologique en France.

M.B.