Faisant suite à une vague de démissions de l'Apli et de l'Office du lait, et d'accusations lancées de part et d'autre, la Coordination rurale (CR) et l'Organisation des producteurs de lait (OPL), sa branche spécialisée, publient une mise au point sur leurs sites internet, afin de « réaffirmer trois principes qui dictent leurs prises de position et leurs actions ».

Elles rappellent que « l'éthique syndicale induit une stricte réserve quant à tout projet ou action de défense ou de promotion de la profession, qui se révélerait en réalité de nature purement commerciale ». En tant que membre de Faire France et de l'EMB, l'OPL perçoit pourtant 1 centime par litre de lait vendu sous la marque « Lait équitable Faire France ».

La CR et l'OPL précisent également que les syndicats étant « les seuls interlocuteurs reconnus par les pouvoirs publics », « cela leur impose un devoir de cohérence syndicale, de crédibilité de leurs représentants et de rigueur de gestion des structures dont s'affranchissent parfois des OPA moins exposées et moins contrôlées... » Un discret rappel à l'ordre à destination de l'Apli, l'Office du lait et de France Milk Board (FMB).

Néanmoins, les deux syndicats estiment « primordial de poursuivre le combat dans des organisations de producteurs telles que les FMB de bassin ». « Elles sont parfaitement adaptées aux contextes régionaux, précisent-ils. Il reste à en professionnaliser le mode de fonctionnement, de sorte que leur administration soit irréprochable. Les OP ont à l'égard de leurs adhérents et de l'Etat un devoir d'exemplarité. »

Elsa Casalegno