Un site pour échanger entre producteurs de pommes de terre et céréaliers

Mickaël Jacquemin se qualifie facilement de bricoleur. « Je n’invente rien » : c’est de son expérience de polyculteur-éleveur à Lignon, dans la Marne, qu’il tire ses idées de sites web. Son associé développeur, Vincent Barbier, les transforme en solution numérique. Après EchangeParcelle.fr, lancé en novembre 2016, les deux hommes viennent de mettre en ligne une nouvelle plateforme web : EchangePatate.fr.

Sa vocation ? Faciliter les échanges de parcelles entre producteurs de pommes de terre et céréaliers, en vue d’une meilleure rotation, a-t-il expliqué lors d’un colloque organisé, à la mi-septembre, par le cercle de réflexion, Saf Agr’idées. « Les producteurs de pommes de terre cherchent toujours à allonger leur rotation, pour des questions de qualité surtout. Normalement, sur une même parcelle, le délai de retour est de cinq ans. Le but est d’allonger cette durée, en échangeant des parcelles avec des céréaliers ».

La démarche est simple : il suffit, pour le producteur de pommes de terre, de renseigner sur le site sa zone d’intervention sur une carte, tandis que le céréalier positionne ses parcelles échangeables. Le site propose de mettre en relation ceux dont les critères correspondent. Des propositions sont faites. Il reste ensuite à la nouvelle paire de finaliser l’échange.

Mickaël Jacquemin planche déjà sur un autre projet, avec cette fois-ci les producteurs de melon.

Je n’ai encore pas réussi à parler de mon projet au ministère de l’Agriculture, alors que le ministre belge m’a contacté pour que je le lui présente. C’est un problème en France : aujourd’hui, il existe des outils gratuits, il faut simplement les faire connaître. Mais on n’arrive pas à intéresser le gouvernement.Mickaël Jacquemin, EchangeParcelle.fr
  1. Deuxième édition du concours Végépolys

    Du 25 septembre au 25 novembre 2017, les jeunes pousses et celles en cours de création de toute la France peuvent candidater dans le cadre de projets innovants de production végétale dans le domaine de l’agriculture numérique et/ou urbaine. Les quatre gagnants du concours seront révélés le 19 décembre. Ils recevront un prix d’une valeur de 10 000 € à 15 000 € ainsi qu’un accompagnement de Végépolys et de ses partenaires sur toute l’année 2018.

  2. Stimuler les défenses naturelles des plantes

    La start-up UV Boosting, qui développe une solution brevetée alternative de protection des cultures grâce à la stimulation des défenses des plantes par flash UV, vient d’être lancée par TechnoFounders et la SATT Sud-Est.

  3. Trois jeunes pousses agricoles dans le top 100

    Le cabinet de conseil EY a publié le classement des start-ups françaises. Seules trois d’entre elles œuvrant dans le domaine agricole figurent au palmarès. Il s’agit d’Agriconomie, de Larécolte.fr et des domaines Pierre Chauvin, spécialisés dans le négoce de vins.

Rosanne Aries, Vincent Gobert et Corinne Le Gall