« Air Patou » sur la rampe de lancement

48 heures pour monter une startup : c’est le défi relevé par les dix groupes participant à la troisième édition nationale du concours Agreen’startup, organisé par les chambres d’Agriculture, avec la participation du Groupe France Agricole. Un bel exercice « d’intelligence collective » et de foisonnement d’idées, comme l’a résumé Hervé Pillaud, son créateur.

Les équipes, composées d’étudiants, de jeunes chefs d’entreprise et de conseillers avaient 6 minutes pour présenter leur projet et répondre aux questions du jury avec un leitmotiv : favoriser le développement de solutions innovantes au service du monde agricole. Les lauréats ont été récompensés au Sima dimanche 26 février 2017.

À l’issue de cet exercice dynamique, c’est le projet « Air Patou » qui a remporté le premier prix doté de 3 000 €. Lancée par Ludovic Dedieu, conseiller de la chambre d’Agriculture de l’Ariège, cette initiative vise à utiliser les drones en les adaptant pour favoriser le travail et la surveillance des éleveurs en estive. Le jury a apprécié la réponse à une forte demande existante.

Le second prix est revenu à « Captain Farm », une structure qui souhaite développer une activité de web marketing pour accompagner les agriculteurs s’impliquant dans les circuits courts. Quant au troisième prix, il consacre le projet « Nutreets », une forme d’agriculture aquaponique qui associe le maraîchage à la pisciculture, avec à la clef des économies d’eau et d’intrants à travers la valorisation des rejets.

Des fruits et des légumes à prix responsables avec monpotager.com

Agriculteur dans l’Essonne, Thierry Desforges a fait de la ville un allié et de son bassin exceptionnel de clients potentiels un atout, bien qu’il subisse chaque jour un peu plus la pression foncière urbaine. Et parmi ses consommateurs, il compte mêmes des végans. Lancée en 2013, sa start-up monpotager.com a au moins la vertu de réunir les contraires.

Elle permet aux agriculteurs de réaliser le vœu d’un grand nombre de citadins : disposer d’un terrain pour y cultiver son jardin. En réalité, tout est virtuel pour le consommateur qui via le site définit un lopin de terre conforme à ses besoins, puis les fruits et les légumes de saison qu’ils souhaitent se faire livrer à terme.

Du côté de l’agriculteur, l’intérêt est double et bien réel : d’un côté, il s’offre un réseau de distribution supplémentaire et de l’autre, ses fruits et légumes de qualité sont vendus à un prix supérieur de 20 à 40 % selon les produits. « Un exploitant agricole doit financer environ un an en amont de sa récolte l’ensemble de ses intrants. C’est à ce moment-là qu’il a besoin d’argent », explique Thierry Desforges dont l’idée est d’inciter les consommateurs à financer le cycle de production.

« Les consommateurs commencent à payer l’agriculteur dès qu’ils choisissent leur parcelle, dès le début de l’année. C’est une vraie aubaine, notamment pour un agriculteur en cours d’installation ». Mobilisé autour de Paris et de Lyon pour le moment, monpotager.com va se lancer d’ici à la fin mars dans la vente d’œufs, suivant le même principe.

In Vivo lance un réseau de 1 000 fermes numériquesSon objectif est d’évaluer les performances économiques, agronomiques et environnementales d’outils numériques.
  1. Pneumatiques

    Allopneus.com, se revendique le leader français de la vente de pneus sur internet avec 3 500 000 pneus vendus en 2016.

  2. Assurance pour robots

    Groupama noue un partenariat avec Naïo Technologies. L’assurance « robot » de Groupama protège contre les dommages causés par les robots agricoles à un tiers, contre les dommages corporels causés à son utilisateur et contre les dommages matériels causés par le robot.

Rosanne Aries, Corinne Le Gall, et Éric Maerten