Microterra fournit du compost gratuit pour les agriculteurs

Nicolas Rapetti et Catherine Bouniol en rêvaient depuis 2009. Et c’est en 2015 qu’ils ont pu concrétiser leur projet et lancer leur start-up Microterra, incubée à Lunel, dans l’Hérault. Leur idée : créer une filière de gestion des déchets verts. Avec d’un côté : des gisements intarissables en provenance de collectivités locales ainsi que des groupes industriels de traitement des déchets. Et de l’autre : des agriculteurs en quête de solution pour enrichir leur sol à moindre coût. Microterra les a mis en lien : la petite entreprise présente dans les Régions Occitanie et Paca assure toute la logistique et même l’accompagnement des agriculteurs dans leur démarche. En 2016, une soixantaine a ainsi bénéficié de ses services et de 25 000 tonnes de broyats de déchets verts traités gratuits. « Ça va de 20 jusqu’à 1 000 tonnes de déchets par agriculteur, explique Catherine Bouniol. Et cela concerne autant les maraîchers, les arboriculteurs, les viticulteurs que les céréaliers. » Important : les produits issus des déchets sont analysés et normés par la start-up qui fait aussi bureau d’études.

Larecolte.fr a développé une combinaison pour agricultrices

Le site de vente en ligne de consommables et de fournitures pour l’agriculture collabore avec la créatrice de mode Clivia Nobili pour développer une combinaison de travail adaptée aux agricultrices. La traditionnelle cote agricole est donc revisitée avec une coupe plus ajustée et des couleurs plus féminines. En s’appuyant sur les remarques des agricultrices, la styliste a ajouté une boutonnière attache-lunettes, une ceinture élastique et surtout des manches zippés. Ces dernières permettront aux agricultrices qui emploient la combinaison pour d’autres activités que la traite de travailler plus confortablement, sans être serrées au niveau des poignets. Un défilé de ces combinaisons de travail pour femmes est organisé au Sima, le mardi 28 février à 11h30.

Incertitudes sur les investissements en 2017

Si l’on a observé une baisse des investissements en 2016, qu’en sera-t-il en 2017 ? Des débuts de réponses ont été apportés par l’observateur américain spécialiste de l’économie des start-ups ou jeunes pousses du monde agricole, AgFunder. En effet, dans son rapport sur l’année 2016, l’organisme rapporte que le nombre de start-ups sortant de leur secteur, ou de leur statut, est un point de débat. « Nous avons enregistré 38 fusions-acquisitions en 2016, les grandes entreprises agro-industrielles étant manifestement absentes de la liste des acquéreurs. » Autrement dit, selon AgFunder, si les grandes entreprises comprennent que l’innovation est la clé de leur avenir, l’absence de fusions-acquisitions a mis en évidence leur incertitude quant à la façon de l’aborder. « Elles devront faire plus d’acquisitions pour s’assurer que les entrepreneurs continuent à innover et que les investissements continuent. »

AgFunder identifie néanmoins d’autres voies de sortie potentielles des start-ups. L’organisme prend l’exemple du puissant investisseur américain KPCB dans la jeune pousse d’agriculture de précision Farmers Edge. KPCB a vendu ses actions à la société d’investissement Fairfax Financial, qui voit ainsi des synergies entre l’agriculture de précision et ses activités d’assurance. L’investissement récent de 22 millions de dollars du groupe de médias sud-africain Naspers dans la start-up FarmLogs met également en évidence le potentiel d’investissement pour les grandes entreprises dans d’autres industries pour leur diversification.

Autre signe d’espoir pour l’Agtech, le financement accordé aux entreprises en phase de démarrage a augmenté en 2016. En effet, selon AgFunder, quelques 580 entreprises ont recueilli 230 millions de dollars à un stade précoce, soit une augmentation de 77 % d’une année sur l’autre. Une grande partie de ce financement d’Agtech provenait d’accélérateurs.

Le nombre de fonds d’investissement Agtech spécialisés augmente, mais très lentement. « Nous comptons 14 fonds actifs sur le marché aujourd’hui, pour une valeur combinée de 850 millions de dollars », écrit AgFunder dans son rapport. « En raison de la rareté des fonds spécifiques, le secteur compte sur des investisseurs externes et généralistes et le nombre d’investisseurs uniques actifs en 2016 est resté à la hauteur de 2015 (680 contre 682) ».

Il existe également un nombre croissant de fonds de capital-risque d’entreprise dans le secteur, mais plus encore à la fin de la chaîne alimentaire. En 2016, Kellogg’s Campbell’s Soup et Danone ont par exemple annoncé de nouvelles initiatives d’investissement avec eighteen94 Capital, Acre Venture Partners et Danone Manifesto Ventures.

Selon AgFunder, il sera aussi probable que plus d’entreprises de l’activité de l’agro-industrie soient actives. D’après un sondage mené avec Boston Consulting Group, ces sociétés voudraient donner la priorité à d’autres investissements dans l’innovation. Cela pourrait ne pas toujours se traduire par la création d’un fonds interne, mais l’investissement dans des fonds de tiers tels que Bayer CropScience a fait à travers Finistère Fonds II, Radicle Accelerator, Trendlines, AgTech Accelerator, Flagship Ventures et une collaboration avec Anterra Capital.

Lancement de la plateforme i-Cosysteme pour les formations en agroécologie.Cette plateforme est mise en place par la Scop Agroof en association avec Matthieu Archambeaud.
  1. Mini Green Power prête à convaincre des investisseurs

    Mini Green Power, la start-up qui a mis au point des centrales vertes pour produire de l’énergie à base de biomasse, vient de terminer sa campagne d’exploration du marché sur la plateforme UMI. La levée de fonds peut commencer.

  2. Techni Drone rejoint le groupe Delta Drone

    Le Groupe Delta Drone et la société Techni Drone annoncent la signature d’un accord aux termes duquel Delta Drone devrait acquérir 51 % du capital de Techni Drone. La transaction sera payée en actions Delta Drone existantes. Créée en 2013, Techni Drone s’est rapidement imposée comme le leader de la formation de télépilotes professionnels de drones civils en France, avec plus de 600 personnes formées.

  3. Wingom lance un site de partage de pneumatiques agraires

    Wingom vient de lancer le site www.easystocktyre.fr. C’est un outil de recherche simple qui donne accès à des stocks de pneus neufs, de démonte, d’occasion et roues complètes disponibles chez les abonnés professionnels qui ont choisi de mettre le stock sur le site.

Rosanne Aries, Vincent Gobert et Corinne Le Gall