« La société a récemment fait part de son projet de station d’épuration qui permettra de traiter les rejets », assure Brune Poirson, en réponse à une question de la députée de l’Isère, Élodie Jacquier Laforge (Mouvement démocrate), qui s’étonne que Lactalis puisse continuer à « cracher quotidiennement l’équivalent des eaux usées d’une ville de 10 000 habitants dans l’Isère ».

« Des solutions concrètes de traitements »

La société « pollue l’Isère en y rejetant directement des effluents non traités, résume la secrétaire d’État, qui remplaçait son ministre de tutelle Nicolas Hulot, parti à Bonn pour la COP23. La nature et le volume de ces rejets conduisent à une situation très préjudiciable pour l’environnement. Cette situation n’est pas conforme à la réglementation. »

« Il importe que des solutions concrètes […] soient mises en œuvre sous l’autorité de l’État, reprend-elle. Dans ce contexte, le préfet a d’ores et déjà fait usage des moyens réglementaires dont il dispose pour remédier à cette situation. Il a ainsi mis en demeure l’exploitant d’agir et de procéder à la consignation des sommes nécessaires pour les travaux de mise en conformité. »

« Récemment, la société a fait part de son projet d’installation d’une station d’épuration, qui permettra de traiter efficacement les rejets concernés, détaille-t-elle. Notre ministère s’assurera du suivi des travaux et nous nous rendrons sur place si c’est nécessaire pour constater nous-mêmes les travaux et faire le suivi. »

AFP