« Nous en appelons à la responsabilité du gouvernement pour condamner avec fermeté les méthodes de ces individus et des organisations qui les soutiennent ; qu’ils soient poursuivis et sanctionnés sévèrement », demande la Fédération nationale porcine (FNP) dans un communiqué daté du 10 octobre 2019.

La FNP ne décolère pas : une équipe de tournage de BFM TV et William Burkhardt, le président de l’association antispéciste DxE, fondée par des anciens de L214, se sont introduits illégalement, le 8 octobre 2019, dans un élevage de porcs. Leur objectif : « Montrer la réalité des élevages intensifs, réalité à laquelle nous n’avons pas accès lorsque nous faisons des demandes officielles de tournage », motive la journaliste Amélie Rosique sur Twitter, alors qu’elle est interpellée sur ses méthodes d’investigation en faveur du « buzz ».

Que fait la police ?

Pour la FNP, BFM TV contribue à faire « le jeu des délinquants fondamentalistes de la cause animale », qui, plus est, dans un contexte sanitaire « compliqué » par la fièvre porcine africaine. « Les éleveurs sont confrontés de manière stricte à des règles de biosécurité, souligne la FNP. L’avenir de la filière porcine est en jeu lors de telles intrusions, ces personnes ne prenant aucune disposition de protection. »

Sur Twitter, la journaliste s’obstine et s’enlise : « De l’aveu même de l’éleveur en question, si les truies avaient davantage de place et n’étaient pas engoncées dans des cages qui font à peine leur taille, il y aurait moins d’écrasements de porcelets. » Un agriculteur sarthois rappelle de son côté que la mortalité est moins forte dans ces conditions d’élevage que dans la nature. « Pourquoi ? Car c’est notre revenu qui est en jeu, donc on fait superattention ! argumente-t-il. Dommage de participer à cette stigmatisation. »

Rosanne Aries