« Demain, le ministre de l’Intérieur évoquera les communes qui vont être classées en catastrophes naturelles, la commission s’est réunie, il y en a 20 ou 25 », a déclaré le ministre, Didier Guillaume, lors de la séance des questions orales au Sénat, en réponse à une question du sénateur Yvon Collin (RDSE).

En plus des mesures habituelles

Cette reconnaissance permettra de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour des victimes de ces intempéries. Pour les agriculteurs, « évidemment, nous répondrons par les moyens habituels de calamités et de dégrèvement de [taxes] sur le foncier, et avec des reports de cotisations [MSA, NDLR] pour faire face », a assuré le ministre.

En soulignant que beaucoup d’agriculteurs non-assurés contre la grêle sur leurs récoltes ne seraient pas indemnisés, malgré la reconnaissance administrative de l’état de calamité agricole, le sénateur Gilbert Bouchet (LR) a demandé du « cas-par-cas » pour « éviter des faillites » dans le monde agricole.

Le « système actuel pas à la hauteur »

Le ministre a reconnu que le « système actuel » n’était « pas à la hauteur » et a proposé de « travailler » avec les organisations agricoles, le secteur bancaire et les parlementaires sur la mise en place d’un système « d’assurance récolte » qui soit « accessible » à tous les agriculteurs et « interfilière ».

« Nous ne pouvons pas continuer comme nous le faisons depuis 10 ans », a constaté Didier Guillaume, en évoquant la multiplication des aléas climatiques. Aujourd’hui, tous les risques ne sont pas assurables, par exemple les calamités de grêle sur verger, ce n’est pas assurable », a-t-il dit.

« Il faut mettre autour de la table les professionnels de l’agriculture, le secteur bancaire et les parlementaires qui devront le faire vraisemblablement dans le cadre d’un texte pour […] faire en sorte qu’une assurance récolte obligatoire, ou en tout cas généralisée, soit mise en place », a-t-il conclu.

AFP