Alors que la situation revenait progressivement à la normale mardi dans les zones inondées samedi et dimanche dans le Var, les autorités commençaient à procéder à l'évaluation des dégâts.

Parmi les professionnels qui ont subi des dommages, on comptait notamment des campings, des métiers de l'industrie hôtelière et des agriculteurs.

La chambre d'agriculture du département a réactivé sa « cellule de crise ». « On pense qu'a priori, l'horticulture est la filière la plus durement touchée », expliquait, prudente, une porte-parole de la chambre.

La plaine agricole (de Hyères) a été particulièrement touchée, a indiqué le maire de Hyères, Jacques Politi, qui indique avoir fait une demande de calamité agricole.

Stéphane Morféa, président de la FDSEA Maures-Esterel et maraîcher dans le Val d'Argens, déplorait, fataliste, cette nouvelle inondation après celles de 2010 et 2011, qui ont durement touché cette zone. « Plus que les dégâts, c'est l'incertitude », regrette-t-il. « En 2010, on nous a dit que c'était exceptionnel, en 2011 aussi. Que vont-ils nous dire en 2014 ? Quand les exceptions se succèdent, ce n'en sont plus », a-t-il poursuivi.