Depuis décembre, « 89 foyers sont apparus dans des élevages français, en particulier dans la zone sud-ouest, constate le ministère. Ce nouveau virus est particulièrement agressif pour les élevages de volailles et se diffuse rapidement. » Alors que la situation se stabilise dans certaines zones (notamment le Tarn, l’Aveyron et le Lot-et-Garonne), ce n’est pas le cas d’une partie des départements du Gers, des Landes et des Hautes-Pyrénées.

Les pouvoirs publics et la filière, réunis ce jour en conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV), ont donc validé « une évolution de la stratégie d’éradication du virus. L’objectif de la stratégie de dépeuplement vient compléter les dispositions européennes déjà en place pour protéger les zones à forte densité d’élevages (notamment la zone de Chalosse) et empêcher la progression de la maladie dans les zones qui ne sont pas encore stabilisées. »

« Tous les palmipèdes en parcours extérieur »

« Ainsi, un abattage de tous les palmipèdes en parcours extérieur d’une zone définie par le ministre en charge de l’Agriculture, incluant une partie des départements du Gers, des Landes et des Hautes-Pyrénées va être opéré. Le principe est d’abattre rapidement les espèces les plus touchées à ce jour par le virus, à savoir les palmipèdes prêts à gaver de cette zone. » Les opérations débuteront dès le 5 janvier et devraient s’achever vers le 20 janvier.

Certains élevages ne seront pas soumis à l’abattage « dès lors qu’ils répondent aux conditions de biosécurité réglementaires et qu’ils ne commercialisent pas d’animaux vivants car ils assurent l’intégralité du cycle de production, de l’entrée des canetons jusqu’à la transformation des produits ».

Les palmipèdes élevés en bâtiments et les gallinacés ne sont pas concernés par l’abattage.

Cette opération de dépeuplement sera suivie par un nettoyage et une désinfection des bâtiments et des parcours. À l’issue de cette opération d’assainissement, le repeuplement de la zone nécessitera de définir des conditions strictes de biosécurité.

Des opérations de dépeuplement financées par l’État

« Les opérations de dépeuplement seront financées par l’État. De même, les pertes liées à l’arrêt de la production pourront être indemnisées selon des conditions qui seront arrêtées lorsque la situation sera stabilisée et après définition des indispensables mesures pour sécuriser les pratiques de la filière, en concertation avec l’ensemble des professionnels concernés. […] Dès à présent, les entreprises qui doivent réduire leur activité peuvent demander à bénéficier du régime d’activité partielle. »

E.C.