Après les résultats sur le lait officialisés lundi 14 octobre, « nous avons maintenant les autres produits, nous avons des résultats qui sont conformes, mais pour cela comme pour le lait nous attendons la validation de l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail) », a annoncé le préfet de Seine-Maritime Pierre-André Durand lors d’une conférence de presse à Rouen. « J’espère que si l’Anses est sur cette même ligne cela me permettrait de lever les consignations de réserve sur ces produits », a indiqué le préfet.

Depuis l’incendie de l’usine Lubrizol le 26 septembre, des produits tels que les œufs et le miel ne peuvent plus être collectés dans de nombreuses communes où des suies ont été observées (Seine-Maritime, Oise, Nord, Somme et Aisne). Lundi, le préfet de Seine-Maritime avait annoncé la levée des restrictions sur le lait et les produits laitiers.

En attente de l’avis de l’Anses

« On a des résultats sur les pommes de terre, sur du raisin, sur des pommes, sur de la betterave, sur du chou et donc également au niveau de l’alimentation animale, de l’herbe, de la luzerne. Et concernant les produits animaux, sur du poisson, sur des œufs et également sur du pollen », a détaillé Olivier Degenmann, directeur départemental de la protection des populations (DDPP) de la Seine-Maritime.

« L’ensemble de ces résultats sont tout à fait conformes, c’est-à-dire qu’ils sont en dessous des valeurs réglementaires en termes de limite maximale de résidus », a précisé M. Degenmann, ajoutant que la DDPP attend désormais l’avis de l’Anses pour valider ces résultats. De cet avis d’experts scientifiques dépendront les mesures à prendre, soit une levée totale des mesures ou une levée partielle, « selon les différentes matrices », a souligné M. Degenmann. Ces mesures « prendront la forme, comme pour le lait et les produits laitiers, d’un arrêté préfectoral », a souligné le directeur de la DDPP.

Selon la DDPP, « dans la logique de l’exploitation sentinelle », des prélèvements continuent d’être effectués « tous les deux jours pour les produits animaux, et tous les quatre jours pour les produits végétaux ».

AFP