Sans surprise, ce sont les départements à orientation céréalière qui contribuent le plus aux 9 % de tassement du marché national. L’Essonne enregistre ainsi un recul de 45 % des immatriculations, suivie de la Seine-et-Marne (–40 %) et de l’Oise (–35 %).

Les départements spécialisés en production laitière sont eux aussi à la peine : –20 % dans l’Ille-et-Vilaine et dans le Finistère, –13 % dans la Mayenne.

À l’opposé, peu de départements se distinguent par une croissance à deux chiffres. Citons toutefois la performance de la Drôme (+31 %), de la Savoie (+26,5 %) et de l’Ariège (+23,7 %).

+10 % pour les tracteurs vignes & vergers

Il est à noter aussi la performance des tracteurs vignes & vergers, avec 4 078 immatriculations en 2016, contre 3 699 un an plus tôt, soit une progression de plus de 10 %.

Plus d’un tiers (10 079 unités) des tracteurs commercialisés en France ont une puissance comprise entre 100 et 149 ch. La catégorie la plus vendue ensuite va de 150 à 199 ch, à 5 003 unités. En troisième place, se classent les 50-99 ch, à 3 564 unités.

L’année a été caractérisée par une activité correcte durant les premiers mois, suivie d’une baisse continue. « Nous avons réalisé 45 % de nos ventes de tracteurs sur les trois premiers mois de l’année, puis 25 % au deuxième trimestre et 30 % sur les six derniers mois », révélait récemment un responsable de Claas France. Cela s’explique par la loi Macron et par une situation économique encore correcte dans certains secteurs au début de l’année. S’en est suivie une baisse continue au fur et à mesure que les nouvelles ont été mauvaises sur le front des récoltes et sur celui du prix des produits agricoles.

Pas de redressement en vue : une récente enquête menée auprès de plusieurs constructeurs européens situe à 5 % le recul des immatriculations en France pour 2017.

R.S.