De nombreuses enseignes de la distribution et quelque 600 PME alimentaires et non alimentaires se sont mis d'accord sur un code de bonne conduite pour des négociations commerciales plus « loyales ».

Cet accord entre la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) et la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF) a été annoncé mercredi à la veille d'une réunion sur la guerre des prix, convoquée par le gouvernement, qui tente à nouveau de jouer les arbitres dans la bataille aux produits les plus bon marché que se livrent les enseignes.

Auchan, Carrefour, Casino, Système U ou Cora, tous adhérents de la FCD, s'engagent donc à prendre en compte les spécificités des PME dans les discussions en renforçant « les conditions de mise en oeuvre de la clause de revoyure contractuelle, et notamment en fixant un délai de deux mois pour aménager une éventuelle évolution du prix » en fonction des variations des cours des matières premières.

Chaque enseigne s'engage également à nommer un médiateur afin de « rechercher des solutions de dialogue et de résolution de conflits dans le cadre des relations commerciales ».

Leclerc de son côté

Au même moment, Michel-Edouard Leclerc, patron du groupe éponyme, annonçait lui le renouvellement de son partenariat avec les PME de la FEEF. Les magasins Leclerc s'engageant eux aussi « à mieux prendre en compte dans leurs tarifs d'achat, l'évolution du coût des matières premières entrant dans la composition des produits fabriqués par ces PME ».

Distributeurs et fournisseurs viennent d'entamer leurs négociations commerciales annuelles pour fixer les tarifs des produits de grande consommation pour l'année à venir. Celles-ci doivent durer jusqu'à fin février.

Et cette année, plusieurs distributeurs français - Système U et Auchan d'une part et Casino et Intermarché d'autre part - ont conclu des alliances pour renforcer leur poids dans les discussions avec leurs fournisseurs.

Une situation jugée intenable par les industriels, qui se disent étranglés par une guerre des prix qui réduit leurs marges à peau de chagrin.