« A minima, je dois investir 30 000 € pour mettre mon exploitation aux normes. Il n’y aura aucun gain sur ma production », témoigne Jean-René Deschamps, éleveur de poulets et de canards gras à Celles (Dordogne). Il planche avec son fils Benjamin sur la nouvelle réglementation en matière de biosécurité, imposée à la suite de la crise de la grippe aviaire. Il produit 9 000 canards, 600 oies par an, abattus et transformés sur place. 95 % de sa production est commercialisée en direct.

« Nous avons élaboré un plan de biosécurité avec les services de la chambre d’agriculture. Nous avons revu la circulation des flux de production. Nous prévoyons l’installation de neuf sas entre les différents parcs, la création de tunnels et d’abris et des changements d’habitude de travail. Nous espérons que ce plan sera validé par l’Administration », explique l’éleveur.

Deuxième option à l’étude : la création d’un deuxième

La deuxième option à l’étude est la création d’un deuxième site de production, en cas de refus. Le coût, plus élevé, avoisine 120 000 euros. Jean René Deschamps a jusqu’au 15 novembre 2016, pour déposer sa demande de dérogation, qui lui accorde un délai jusqu’au 1er juillet 2018 pour faire les travaux.

En Dordogne, la filière avicole compte 600 producteurs de volailles grasses dont 300 en vente directe, soit 10 % de l’activité agricole du département. Pour que les éleveurs puissent mieux cerner les mesures de biosécurité qu’ils doivent mettre en place, six exploitations ouvrent leurs portes aux professionnels, le 28 septembre.

Claude Hélène Yvard